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Dilma, félicitations. Vous avez gagné les élections après une campagne difficile et nerveuse, pendant laquelle nous avons vu un Brésil divisé. Le goût de la victoire est ravissant pour ceux qui ont tant lutté, mais cela implique des responsabilités encore plus grandes. Des responsabilités que vous avez assumées lors de votre discours ce dimanche (le 26 août 2014).

Il ne fallait pas une guerre pendant la campagne ; l’important maintenant, c’est de rassurer le pays. C’est ce que vous avez fait dans votre discours lorsque vous avez défendu l’union, le dialogue et un gouvernement pour tous. Comme vous l’avez bien souligné, les grands accords en général se font aux moments où les sociétés sont divisées. Maintenant il faut transformer le discours en action.

Après les élections le Brésil était tendu, émotionnellement secoué et inquiet de l’avenir. Maintenant il est faussement déchiré entre la gauche et la droite, entre riches et pauvres, avec des doutes sérieux sur le rôle du secteur privé face à un état de plus en plus fort et interventionniste.

Dilma, je sais que vous n’êtes pas heureuse de la radicalisation. Comme vainqueur des élections, c’est vous qui êtes en position de promouvoir l’union des brésiliens. C’est votre responsabilité à vous, mais à nous aussi, les entrepreneurs, et à tous les citoyens.

Dans votre discours dimanche dernier, vous avez souligné que vous ferez plus d’efforts, que vous serez plus à l’écoute. C’est le moment pour nous de faire confiance à votre volonté d’unir le pays. Les divergences ne font qu’augmenter le besoin d’entente et dialogue, par chemins ouverts et une presse libre.

Je vous connais depuis bien des années. Je sais comment vous voulez le bien de tous les brésiliens. Moi, je le sais, mais vous, de votre part, vous devez permettre que tout le monde le sache. Ce serait bien de commencer par montrer que, en effet, vous gouvernez pour tous. Pour les pauvres et les plus démunis, mais aussi pour les travailleurs, la classe moyenne, les entrepreneurs et la libre entreprise.

Uniquement à l’aide d’un projet d’union on peut raviver la force qui meut l’économie et engendre des emplois et des revenus. Les difficultés sont circonstancielles. Nous pouvons les surmonter.

Tous ceux qui produisent pour le marché des consommateurs savent comment il est important pour le Brésil la croissance économique avec distribution de revenus, offre d’emplois et des opportunités pour tous. Cela attire des investissements, stimule l’économie et, surtout, apporte une aide à la population.

Nous n’avons pas de temps à perdre. Il faut faire les réformes nécessaires, surtout la réforme politique et celle des lois fiscales, lutter obstinément contre la corruption et appliquer à l’état un choc de gestion. Il faut que la gestion soit plus professionnelle, il faut mettre les bonnes personnes aux bons endroits, il faut réorganiser les procédés.

Il est également urgent de rétablir la confiance des entrepreneurs pour qu’on ait un retour aux investissements. Le prochain cycle de croissance viendra au moyen d’un plus grand nombre d’investissements, ce qui est essentiel pour promouvoir la productivité et la compétitivité.

Notre énorme marché consommateur, notre grande capacité d’exporter des produits de base et l’esprit travailleur et entrepreneur des brésiliens constituent des piliers pour renouer avec la croissance économique. Il faut pourtant améliorer les infrastructures, l’environnement des affaires, la prévisibilité des règles et la productivité.

Pour devenir plus grand dans un monde globalisé, il faut qualifier les travailleurs et augmenter leur production moyenne. Une éducation de bonne qualité est la clé de la réussite.

La campagne électorale est terminée ; aujourd’hui, c’est la vie réelle. On n’oublie pas le passé, mais la sagesse nous dit de regarder l’avenir avec détermination, car c’est là qu’on va vivre et construire.

L’agressivité de la campagne électorale a été rejetée par les brésiliens ; ils veulent un pays concentré sur la solution des problèmes. Il faut se concentrer sur ce qui nous unit ; pas sur le peu qui nous sépare. Le Brésil ne sera pas coupé en deux par le conflit politique. Il y a beaucoup en commun, assez pour construire un chemin productif vers une vie meilleure pour tous.

Mon amour pour le Brésil et aussi le désir de contribuer au développement de ce pays m’autorisent à écrire cette lettre. Je veux être toujours en mesure de dire aux plus jeunes que je suis fier d’être brésilien. Que Dieu illumine notre chemin. Je vous souhaite une bonne gestion.

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